Comme un changement de programme

19 Juin

Rdv avec le centre de PMA avec ma gynéco effectué ce jour. J’ai eu du bol, il y’a eu un désistement, j’ai réussi à avoir un rdv rapide (sinon c’était mi juillet – god !). La secrétaire a eu pitié je pense en m’entendant m’effondrer au téléphone quand elle m’a annoncé que la FIV s’arrêterait la. Elle m’a rappelé dans la foulée : « j’ai un désistement ! ». Elles sont si emphatiques dans ce service depuis le début, c’est tellement important et ça fait du bien.

Au programme des prochains jours : lundi, écho dans un cabinet d’écho toulousain pour être sûr de la présence de l’hydrosalpinx ACT II ou non.

Si hydrosalpinx ACT II, cœlioscopie. J’imagine que maintenant, il fera sauter ma dernière trompe.

Si non, irm pour voir ce que c’est.

Dans tous les cas, rdv vendredi 29 juin avec le chirurgien qui m’a déjà opéré il y’a quatre ans (avec le résultat de l’écho de lundi prochain dans le classeur) et rdv anesthésiste dans la foulée. Là encore une fois, j’ai eu un rdv express pris par ma gynéco. Je redoutais, j’avais eu six mois de délais pour le rencontrer il y a quatre ans.

Trois cycles après l’opération avant de reprendre les hostilités.

Donc bien sûr, si on fait le calcul, j’en ai pour 6 mois minimum, à la louche avant ma prochaine fiv. Six mois, ça fait chier. Mais six mois c’est quoi ? C’est long, d’accord. Mais c’est ça l’infertilité, la pma, on décide pas. On décide de rien. Si j’avais su, j’aurais enclenché plus tôt après la Mousse. Mais j’étais pas prête ! Le plus chiant, c’est l’opération. C’est une anesthésie générale, la dernière fois j’étais pliée en deux plusieurs jours après l’opération.

Si l’alignement des planètes est bon, y aura peut être pas besoin. Mais j’y crois pas trop. On verra ! Je ferai ce qu’il faut.

Merci pour vos messages, c’est vraiment sympa. Bisette 💚🍀

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FIV1 Baby2 # Fin

14 Juin

Retour probable de l’hydrosalpinx sur ma trompe restante et réparée il y’a trois ans.

Avertie après plusieurs jours de Prov@mes « bonjour madame, je vois une anomalie sur votre dernière écho, on arrête tout ».

La veille de ma première piqûre.

Uppercut

FIV1 Baby2 # J1

10 Juin

Coucou et bienvenue

4 Avr

Une nouvelle Pmette par ici : http://de-l-autre-cote-du-speculum.blogspot.fr/

Ces choses que j’aurais voulu savoir… sur le couple à l’arrivée des enfants

30 Mar

Happynaiss

Préambule : cet article, comme son titre l’explicite clairement, parle du couple qui devient parents. Sur ce sujet, encore plus que sur les autres, je tiens à préciser que je partage mon expérience, mon point de vue, ma réflexion. J’ai le sentiment que, bien que traversés par des sentiments et des expériences semblables, pas un couple parental ne se ressemble ; autant la dyade mère-bébé présente un certain nombre de caractères communs dans beaucoup de foyer, autant le triangle mère-père-enfant me laisse pantoise dans sa diversité. Parce que cela dépend du papa en tant qu’homme, cela dépend du papa en tant que papa et de son lien avec le bébé, cela dépend du couple en tant qu’amoureux avant, cela dépend de la mère en tant que femme, en tant que mère… Mon expérience, c’est celle d’un couple de bêtes à cornes (Papa Ours est bélier et moi taureau…)…

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Réflexion sur le don d’embryon

28 Fév

En fait, l’autre fois dans mon article, je n’ai pas précisé le déroulement exacte de la conversation avec la grande chef du service PMA. Aujourd’hui, je le fait parce que :

– j’ai besoin de connaître votre ressenti sur le sujet et même vos expériences ou projets

– et j’ai découvert entre mon rdv et cet article, cette personne formidable et généreuse https://donneuseovocytes.wordpress.com

Voilà voilà, j’y arrive…

J’ai toujours trouvé le résultat de notre première stimulation d’il y’a trois ans un peu faiblard. Je n’ai pas les résultats sous les yeux mais notre Mousse fait partie de la paire d’embryons qu’avait pu nous offrir le traitement. J’avais, je pense à l’époque bénéficié d’un protocole -de base- comme c’est souvent le cas lors d’une première fiv et la récolte a été moyenne. (Attention, je sais que l’on peut aussi avoir des traitements sans résultat et que la quantité ne fait pas la qualité du machin. Mais étant donné ma pathologie n’affectant aucunement ma réserve et mon âge, j’aurais pu faire mieux).

Le deuxième embryon a quant à lui fini à la poubelle des embryons car sa qualité ne permettait aucune conservation. J’avais vraiment les boules. Je me suis dis que peut être le jour J, il aurait pu être transféré à quelqu’un d’autre (négatif Madame, m’avait alors répondu le biologiste). Et peut être à ce couple dont la fille ressortait les larmes roulant sur les joues le rdv avant le notre (Ça c’est mon analyse dans ma tête, à l’instant T de ma vie et de ce parcours, sous le coup du stress, de la situation de transfère à venir…).

Quand à la fin du rdv pour notre grand retour en PMA avec la gynécologue, elle nous a demandé si on avait des questions, j’ai sauté sur l’occasion penses-tu ! Dans un premier temps, je me suis assurée qu’elle changerait le protocole de façon à être une poulette de compétition dans la production de mes œufs. « Ha oui oui ne vous en faite pas, je vais plutôt partir sur… ! » m’a t’elle répondu. C’est à ce moment là que j’ai ajouté : « oui, parce que SI nous avions la chance infinie d’avoir de nouveau un succès rapide, nous souhaiterions donner les embryons restants à un (des) couples ». Et là, attention, réponse en deux temps : 1) vous ne voulez pas de troisième enfant ? « euh, non ». Plus ajout du petit 2) « oui mais madame – ça risque d’être moins rapide cette fois là, il faut vous attendre à ce que ça ne marche sûrement pas du premier coup ».

Soit.

Au début des examens il y a plusieurs années, l’homme et moi avions échangé rapidement dans une salle d’attente, sur un don chacun de notre côté si réussite. Après tout, c’était facile pour un homme et j’étais loin de me douter de ce que c’était pour une femme.

J’ai ressenti la profonde tristesse de ce manque d’enfant dans ma vie, je suis passée par des étapes tellement noires où j’étais si malheureuse. J’ai eu l’immense chance que ça tourne très vite au bonheur. Des dizaines d’examens, une opération, une fiv, des dizaines de mois les yeux vides mais une réussite. J’ai découvert des personnes qui ont continué, continué de ce donner des chances d’y croire, parcouru des kilomètres, rempli des dossiers, encore et encore, sans jamais arrêter. J’ai découvert le monde du don à travers leurs histoires. Le monde de l’adoption. J’ai vu des bébés magnifiques dans des familles resplendissantes de bonheur. Je me dis qu’il peut être si simple de rendre quelqu’un d’heureux pour la vie.

Je ne sais pas si j’aurais la force de mener un enieme traitement pour faire un don d’ovocyte (une fois notre deuxième bataille menée). C’est si dur et éprouvant. Cela demande du temps, de la force encore. Cela demande peut être un don de soi dont je ne suis pas capable ?

Voilà, j’en suis la. Je mets là charrues avant les bœufs, j’en ai conscience. J’en ai besoin pour avancer, pour ne pas trop penser à ce que nous attend pour notre second parcours (c’est l’inconvénient d’avoir déjà un exemple). Il faudra beaucoup de « si » pour que ce projet aboutisse. Quand on y pense, c’est assez fou/ perturbant/ dingue de ce dire que dans notre même grande ville, un embryon de notre code génétique peut être porté par un couple qui s’aime et que cela peut les rendre heureux.

« En 2008, 21 000 embryons étaient sans projet parental mais seulement 105 couples avaient confié leurs embryons à l’accueil » https://www.fiv.fr/don-embryon/

D’autres infos ici : http://www.magicmaman.com/,don-d-embryon-comment-ca-se-passe,3305091.asp

C’est reparti pour un tour ?

18 Fév

Cette nouvelle année a débuté avec de merveilleuses nouvelles pour trois guerrières exceptionnelles : une au loin sur un caillou, une dans ma TeamTea chérie et la dernière qui est encore toute tremblante et dont le mur invisible a soudainement disparu. Je croise, je suis heureuse, heureuse, heureuse.

Ma mousse a eu deux ans pour la St Valentin. Elle nous comble d’un bonheur infini. Je l’aime à la folie. J’ai adoré quand elle était bébé mais la voir devenir une petite personne qui parle, c’est vraiment chouette.

Lundi nous étions de retour au centre de PMA. La maternité m’a fait changer mes projets de bébé unique (ou les hormones, je ne sais pas trop) et nous avons trouvé qu’il serait sympa que cette famille se compose de 4 membres (enfin, j’ai trouvé, et j’ai motivé l’homme qui est plutôt refroidi par l’expérience PMA en général).

Après avoir attendu, repoussé, nous nous sommes jetés dans le bain. Je sais que tout peut prendre beaucoup de temps et qu’on peux perdre six mois en un claquement de doigts avec des spécialités overbookés donc autant anticiper.

Pendant ce rdv et sous l’œil d’expert de la chef du service sur mes résultats, j’ai appris que j’avais vieilli. (Bonne déduction +3 ans et maintenant 32 ans) (moi je trouve ça carrément jeune d’abord! Non mais !). Cela se traduit dans mon cas par des cycles plus courts depuis sa naissance de la Mousse (26 jours), une AMH tombée à 2,9 mais une bonne réserve cependant. Well well well.

Elle a ajouté que nous avions eu beaucoup (beaucoup) de chance que notre première et unique FIV fonctionne (je le savais franchement. Et comme je le savais, je n’avais pas vraiment envie de me l’entendre dire avec tant d’insistance). Je sais aussi que c’est son rôle de me prévenir pour éviter une chute trop vertigineuse et me préparer à toutes les issues).

Elle a prit rdv pour le test de migration survie pour l’homme (rien avant avril = voilà ! Je l’avais pas prédit plus haut ?!). Entre temps, on s’occupera comme on peut en repassant par la case -réunion d’informations- à laquelle je pensais échapper étant donné mon degré de connaissances en procréation médicalement assistée. haha. Loupé. On saute cependant la case -psychologue du centre- mais on aura le droit à un rdv si échec FIV1.

Je veux juste essayer, trois ans après, de me servir de mon « expérience » pour vivre au mieux cette deuxième extraordinaire aventure (j’ai pas trouvé mieux) et advienne que pourra. Je vous embrasse.