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Psychogénéalogie

21 Sep

J’ai une tante extraordinaire. La sœur de ma maman. Elle a 57 ans. Nous avons un rapport particulier toutes les deux. Nous nous aimons beaucoup.
Elle n’a jamais eu d’enfant. Par choix. Lorsque cela « a été le moment », elle a monté son entreprise. Cela lui a demandé beaucoup de temps, d’énergie… Un bébé en plus aurait été difficile à gérer, probablement.
Je pense qu’il y a en plus ce que cela. Et sûrement d’autres raisons dans sa vie qui ont fait qu’elle ne devienne jamais maman.

Je vais la voir dès que je le peux, même si nous habitons très long l’une de l’autre. Nous passons des week-end/ vacances à parler, analyser des choses qui se passent dans notre grande famille, …
Elle a toujours été de précieux conseils pour moi, dans les études, le travail, la vie…

Il y a quelques années maintenant, elle m’a « initiée » à la psychogénéalogie. J’ai lu des ouvrages qu’elle m’a confié, j’ai trouvé ça fabuleux et comme je vous aime beaucoup, je le partage ici avec vous.

Lors de mon arrivée sur la blogosphère, j’ai découvert que notre très chère Julys (Je pense bien à toi, fort fort fort) avait aussi un grand intérêt pour le sujet. Voici le lien vers les articles qu’elle a rédigé sur la psychogénéalogie : ici

Anne Ancelin Schützenberger une vieille pomme, de 95 ans au regard tendre, est la créatrice/ fondatrice de la psychogénéalogie. Psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages (Aïe, mes aïeux !, Sortir du deuil : surmonter son chagrin et réapprendre à vivre, Ces enfants malades de leurs parents et de Psychogénéalogie, Guérir les blessures familiales et se retrouver soi, Plaisir de vivre).

J’ai adoré Aïe, mes aïeux ! qu’il m’arrive encore de relire parfois, de trouver toujours plus passionnant.
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Bon, alors, grosso modo, c’est quoi ?
Le mieux est de vous mettre des petits paragraphes plutôt bien faits, trouvés sur le site psychologie.com :

Le principe :
Découvrir les événements qui, chez nos aïeux, pourraient avoir une résonance avec nos propres problèmes. Mais comment un fait, heureux ou malheureux, du passé, « caché » qui plus est – par ignorance ou sous le poids d’un  » secret de famille  » –, peut-il avoir de telles conséquences quelques générations plus tard ? Quand il court sur deux ou trois générations, ce phénomène de répétition peut s’expliquer aisément : par une transmission orale directe, des comportements visibles ou des sous-entendus dont le sens peut être deviné intuitivement.

Comment ?
…c’est à la psychothérapeute Anne Ancelin-Schützenberger que l’on doit le réel essor de cette technique. Travaillant pendant des années auprès de malades atteints d’un cancer, elle a cherché dans leur histoire familiale une éventuelle « répétition » ou identification à une personne aimée importante. La psychothérapeute a pu ainsi constaté que leur cancer s’était fréquemment déclaré exactement à l’âge où une mère, un père, un grand-père, une tante, un cousin, étaient morts d’une maladie grave ou d’un accident.
Dans le but de relever et clarifier les coïncidences de dates et d’âges chez divers membres d’une même famille, elle a créé le « génosociogramme », un arbre généalogique constitué des faits marquants et des événements importants, heureux ou malheureux, relevés sur plusieurs générations. Lorsqu’un problème présente des similitudes avec un autre survenu dans le passé, la psychothérapeute parle de « syndrome d’anniversaire ».

Le génosociogramme ou l’arbre généalogique améliorés :
(…)le plus important est d’y inscrire tous les grands événements de la vie de nos ancêtres : mariages, naissances, séparations, maladies graves, lieux de résidence, déménagements, accidents, etc. On commence ce travail de mémoire en interrogeant les membres de sa famille, puis on complète les informations en utilisant les méthodes d’investigation habituelles de la généalogie – recherches dans les registres des mairies, enquêtes dans les régions d’origine, etc.

J’avoue mettre lancée dans mon arbre généalogique amélioré, sans succès pour le moment. Il est très compliqué d’obtenir des informations lointaines sur sa famille. Difficile de remuer le passé. Peut être un jour, je recommencerai et finirai le travail.
Aujourd’hui, je lis des choses sur le sujet et cela me permet de comprendre certaines choses sur ma vie, sur la place de chacun dans sa fratrie, sur des relations entre certaines personnes…
Je pense que je serai amenée à reparler de tout cela lors d’un prochain article.

Bonne lecture pour les intéressés ! Bon dimanche !