Tag Archives: Humeur

Hello from nowhere

3 Nov

Je vais pas te dire que les vacances aux states sont absolument fabuleuses et que nous roulons, les cheveux au vent à bord d’une décapotable rouge sur la route 66.
Non.
Fille ingrate que je suis.
Je me rends compte de la chance que j’ai d’être ici avec lui, mais j’ai le cœur lourd, même à l’autre bout du globe.
Les voyages n’allègeraient ils plus mon cœur ?

Ce pays est plein d’ambivalences. Comme moi en ce moment.
A Los Angeles, notre ville étape il y a quelques jours, nous avons marché parmi de gens qui n’ont plus rien. Les sans domiciles sont très nombreux ! La drogue aussi. La drogue dure… Des jeunes, si jeunes…cette pauvreté…
Souvent je me suis demandé comment on pouvait se retrouver sans rien mais surtout sans personne pour nous aider.

Je saute du coq à l’âne mais j’adore toujours autant le principe des Doggybag. Lorsque tu n’as pas fini ton plat (ou ta bouteille de vin) au restaurant, on te propose de te l’emballer pour que tu puisses le/la finir chez toi. Il serait temps que ça arrive en France ! il m’arrive rarement de ne pas finir mon assiette au resto, hein, qu’on se le dise…

Nous nous sommes sentis tout petit sur les routes sans fin au milieu et l’immensité des paysages.

Si
Non

WordPress m’a souhaité, l’autre jour un joyeux anniversaire des un an de mon blog, merci wordpress.

Les amis deviennent parents, les amis qui au début de nos essais ne s’imaginaient pas avec un bébé commencent à y penser plus ou moins en secret, certaines pmettes (que j’embrasse tendrement au passage) trouvent des billets à destination du fameux train. Quelle chance ! Je n’ose même pas imaginer ce sentiment en apprenant une telle nouvelle !
Je serre aussi très fort dans mes bras celles qui sont tristes ou celles qui se battent en ce moment…tous les jours en fait, depuis bien trop longtemps. ❤

Quant à moi, à nous que dis-je, nous sommes sur un escalator à contre sens. Rien ne se passe, rien n'arrive.
L'opération avait fait du bien au moral des troupe, le Hunher et le J1 que je sens approcher, beaucoup moins.

Je ne suis une infertile. Je ne sais même pas à quoi ressemble un traitement. Une piqûre. Je ne sais même pas ce que signifie les lettres DPO, TEC ou TEV. (Autant pour moi, j'adore les surprises et l'ignorance est ma protection…).

J'ai l'impression d'être à des années lumières de celles qui êtes déjà dans le vif du sujet. De flotter.
J'écris depuis un an et j'attends ce bébé depuis bientôt deux, sans l'ombre d'une avancée extraordinaire.
Je vis avec cette douleur viscérale quotidienne. J'ai pourtant la chance de partir en vacances, d'avoir une maison, un travail. Mais c'est comme s'il me manquait le plus important.

Je vais rentrer dans une semaine, faire imprimer et classer nos photos de vacances dans un album.
J'en ai marre des albums de vacances. Je veux faire un album de mon bébé.
Je rêve de glisser mon nez dans son cou et de respirer son odeur…

Je finirai pas la dernières phrase du témoignage de la copbampinaute de Bounty : Croyez en vous !
Ok, je vais essayer…

Ps : message aux lecteurs/lectrices de l'ombre qui me lisent. Ça me ferait plaisir d'en savoir aussi sur vous, votre vie, votre parcours, n'hésitez pas.

Bisette

IMG_0165-0.JPG