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FIV1 Baby2 : Oubli = « défaillance de la mémoire…

19 Sep

…portant soit sur des connaissances ou aptitudes acquises, soit sur les souvenirs; fait d’oublier. »

Pour cette FIV, il y a eu :

– le stylo Gonal qui se bloque à 25 et non zéro au troisième jour de la sim. Pourtant l’homme est consciencieux et un infirmier hors pair. Il repique mais rien ne bouge. STRESS

– la pharmacie qui ne délivre pas l’aiguille avec le Déca. L’homme qui file en chercher une la veille, la préparatrice qui lui fait payer 40 centimes alors que nous venons de lui prendre un traitement avoisinant les 1000 euros. Le samedi soir lors du déclenchement, nous nous rendons compte, livides, qu’il s’agit d’une grosse aiguille pour faire les mélanges uniquement et qu’il manque la petite… STRESS + Proche évanouissement de madame

– la sage-femme qui oublie de nous dire d’apporter les piqûres à faire après la ponction. L’homme qui file à la pharmacie de la grande ville en urgence pour en acheter… STRESS

– la sage-femme qui m’indique que ma stimulation a été très bonne, peut-être même trop bonne et que je frise l’hyperstim. Qu’à 20 ovocytes, on arrête tout et on continue la suite de l’aventure sur un autre cycle. STRESS + Décomposition intérieure

Nous avons donc eu 17 ovocytes. Je suis contente, c’est 10 de plus que pour la Mousse.

– et enfin, tu es prête ? Parce que là c’est de la grande classe internationale.

Moi qui vais me coucher, encore groggy, sans prendre mes ovules et médicaments le soir de la ponction. Mais alors com-plé-te-ment oublié (eux d’ailleurs posés bien en évidence sur la table du salon).

Pourtant, je suis une charge mentale à fond, sur-entrainée, la meuf qui pense à tout. Les demandes de mes clients au travail, la copine qui m’a demandé un papier x, le lait de croissance à racheter bientôt car il ne reste qu’une demi boîte, les vacances à programmer, le cadeau de naissance à acheter, le SAV du frigo à rappeler. Je pense à TOUT. Sauf au plus important.

Voilà, donc j’appelle le biologiste le lendemain et celui-ci me dit que cela était très problématique et que nous devons donc reporter le transfert. *Cœur qui se brise*. Que je n’aurais pas eu le temps d’absorber la dose nécessaire et que cela risquerait de mettre en péril la FIV.

Oui, j’ai honte, je m’en veux terriblement, je me trouve tellement stupide, j’ai honte d’une telle bourde, j’ai honte vis à vis des autres Pmettes qui attendent des rdv longtemps et moi qui foire tout la veille. J’ai failli.

Je pense que ce sont des actes manqués et qu’ils veulent dire quelque chose. Quoi, ça je ne sais pas vraiment, mais qu’il ne fallait pas y aller maintenant sûrement.

Je respire un coup, je me reprends, j’envoie un message aux meilleures Cheerleader * qu’il soit (*déposé Kalys) qui me remontent le moral comme d’habitude. 👩🏻👩🏻👩🏼👩🏼☕️❤️

Ce matin, appelle du centre : 4 embryons qui partent au frais et un de plus continue de pousser. Je serai lundi si c’est le 5 eme de ma boîte à œuf.

Pour la Mousse, nous avions eu 7 ovocytes et 5 matures. 2 embryons dont un qui est parti à la poubelle car pas assez joli et l’autre qui a deux ans et demi et qui gribouille un dessin à côté de moi.

Voilà, c’est tout, pour le moment. La suite, le mois prochain ?!

Bisette 💚🍀

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Journal d’une FIV # J18 / Ponction avec AL 

20 Mai

Lundi à minuit et demi (J16), l’homme et moi même avons effectué cette fameuse piqûre de Déca. (Soit un total de 20 piqûres depuis le début du traitement – i know it´s just omg).

(Je précise qu’il existe une vidéo sur yout*be pour expliquer comme ce fait cette piqûre de déclenchement et que la vidéo est très bien faite). Attention, les seringues ne sont pas dans la boîte, bien veiller à avoir tout le matos).

Déroulé de la journée :

La ponction, c’était aujourd’hui ! Une ponction que j’ai voulu en anesthésie locale en fait la vérité est que je n’ai pas eu d’autre choix. Je suis pas fan de médicaments en général c’est mon côté nature&découverte, je ne voulais pas mettre plusieurs jours à m’en remettre donc j’ai été ravie que nous puissions faire ainsi. 

C’est à jeun et les yeux collés (tant que j’ai pas bu ma boisson chaude, moi, le matin je suis bonne à rien) que nous arrivons à 9h30 à l’hôpital. L’homme file au recueil. À 10h nous filons faire les dernières formalités administratives avec la sage femme du service (qui une fois de plus est adorable – ça devait être demandé sur l’annonce d’embauche, c’est pas possible elles sont toutes sympa !).

 Je gobe un cachet de tranquillisant et doliprane et un sucre. 

Elle nous installe dans une chambre pour enfiler notre tenue de combat. Hop un selfie pour le souvenir de cette première. 

L’homme m’accompagne. 

Avant de nous rendre dans le bloc, je croise ma chère Copine et blogeuse E. qui est, depuis le début de ce traitement, synchro avec moi ou moi avec elle à la minute près. Elle me laisse sa place au bloc. Elle me rassure en une phrase comme elle le fait depuis le début du mois. Je l’embrasse. 

Donc je reprends, hop au bloc, perfusion de doliprane, la gygy arrive, elle endort localement et commence à ponctionner. Je suis fixée à l’écran, totalement subjuguée par ce qu’il est possible de faire à notre époque. 

Tout va bien, légére douleur de règle, rien d’atroce, je serre un coup les dents, hop c’est terminé. 

image

Je suis groggy. Je file en salle « de réveille » 30 minutes et j’avale mon petit déjeuner. 

Expérience absolument positive. Nous avons été ravie de voir tout cela.

Rhabillage et on file voir la biologiste. 6 follicules ponctionnées, peut être 7. La dernière écho de lundi en montrait 10 à la bonne taille. Bon. Moins que prévu mais ceux qui ont été ponctionnés sont des warriors et ont été conditionnés depuis leur naissance pour vaincre le monde. Ils ont les bras musclés puisqu’ils sont venus avec moi à la salle de sport. Bref, je crois en eux.

La suite vendredi. 
😘